L'an dernier, sur un lieu-dit du coteau, nous avons repris la couverture d'une dépendance d'environ 60 m² accolée à une maison en pierre. Le propriétaire signalait des gouttes dans l'ancienne écurie et des tuiles glissées le long de la noue.
Le diagnostic a montré ce que l'on voit souvent ici : la noue en zinc, posée sans bavette suffisante, s'était percée au pli. L'eau ruisselait sur la volige, noircie sur près d'un mètre. La charpente en chêne, elle, était parfaitement saine.
Nous avons déposé les tuiles sur la largeur utile, remplacé deux mètres de volige, refait la noue en zinc soudée par un zingueur, puis reposé les tuiles plates récupérées, complétées par des tuiles de teinte proche. Quand une simple humidité de plafond persiste sans origine évidente, mieux vaut d'ailleurs commencer par une vraie recherche de fuite en toiture plutôt que par des réparations au hasard.
Une noue mal exécutée provoque plus de sinistres, sur le bâti ancien, que les tuiles elles-mêmes.